Centre hospitalier de soins psychiatriques

Centre d'études sur le stress humain

Amusez-vous !

Il y a des gens qui souffrent de fou-rires pathologiques. Ces personnes ont des lésions dans les régions du cerveau qui contrôlent le rire. Des études menées sur ce désordre peu commun ont montré que le rire sollicite la sécrétion de substances qui réduisent notre réponse au stress!

Voilà une technique que nous devrions bien maîtriser, n’est-ce pas? Achetez des billets pour aller voir un spectacle, louez une comédie, lisez un livre comique, sortez avec vos amis et racontez-vous des histoires drôles et embarrassantes, faites une bataille de chatouilles avec vos enfants ou votre partenaire. Cela vous semble peut-être puéril et excessivement simple, mais ça fonctionne!

N’avez-vous jamais eu le fou-rire après une longue journée de travail, lorsque vous étiez très fatigué? Vous éclater de rire à la moindre sottise. C’est une merveilleuse thérapie pour votre cerveau! Et il le mérite bien.

Il est bon de faire du bien!

Vous souvenez-vous de ce que vous avez ressenti en regardant l’aide humanitaire arrivée aux victimes de l’ouragan Katrina ou du tsunami? Ou de ce que vous ressentez quand un adolescent se lève de son siège pour laisser sa place à une personne âgée dans l’autobus? Savez-vous pourquoi les livres et films qui racontent le triomphe de l’esprit et du cœur humain sont si touchants et puissants?

C’est simple, nous sommes humains. C’est dans notre nature! Nous n’avons pas traversé toutes les périodes de l’humanité (y compris l’ère des mammouths!) seulement parce que nous avions une réponse au stress saine. Nos ancêtres ont survécu parce qu’ils ont formé des groupes sociaux et se sont entraidés. En fait, nos hormones nous permettent de continuer à le faire.

Mère Teresa y est pour quelque chose. Un groupe de chercheurs a montré à deux groupes de gens deux films : l’un présentait Mère Teresa faisant son travail et l’autre était neutre. Ils ont ensuite mesuré le nombre de cellules immunitaires dans le sang des participants. Le simple fait de voir Mère Teresa faire des actes bienfaisants avait suffit à augmenter la réponse immunitaire des participants.

En regardant ce film, le cerveau des participants a perçu un message positif qui incite à la fraternisation. C’est ce dont tout humain rêve. Ce genre de message positif est un moyen très puissant pour diminuer notre réponse au stress.

Nous ne sommes peut-être pas tous aussi bienveillants que Mère Teresa, mais il n’est pas nécessaire de l’être. Il suffit de faire de toutes petites actions chaque jour qui finiront par diminuer notre réponse au stress.

À retenir
1. Nous devons disséquer notre stress :
*Écouter notre corps et reconnaître les signes qui indiquent une réponse au stress.
*Prendre du temps pour soi, pour identifier la source du problème et échafauder un plan B.
2. Nous devons reconstruire notre vie avec le stress :
*Trouver des façons pour diminuer l’impact du stress sur nos vies. Pour certains, cela peut se concrétiser par du yoga, et pour d’autres, par du vélo de montagne.
*Se souvenir des belles images et des bons moments et tromper notre système de réponse au stress.
3. Nous devons utiliser notre corps :
*Faire de l’exercice physique! En plus d’améliorer notre santé en général, ceci permettra d’utiliser l’énergie emmagasinée lorsque nous sommes stressés. Il n’est pas nécessaire de courir un marathon, seulement d’être actif! Jouez au ballon avec les enfants!
4. Nous devons prendre du recul:
*Il n’y a pas de solution magique, mais plusieurs petites actions peuvent, en bout de ligne, faire une grande différence. Notre qualité de vie sera augmentée. Et si le jugement, la pensée positive, le rire, la charité et l’exercice physique étaient les antidotes contre le stress, nous, nos enfants, nos parents, nos amis en bénéficierons tous!

 

En savoir plus

Que sont les stresseurs ?


À tester

La prochaine fois que vous êtes à un arrêt en même temps qu’une autre voiture, soyez courtois et laissez l’autre conducteur passer devant. Ou tenez la porte à celui qui vous suit au centre d’achat, et voyez comment vous vous sentez.

S’il y a grève à l’école de votre enfant, débutez une chaîne d’entraide parentale dans laquelle chaque parent prend un congé d’une journée et garde les enfants des autres parents du groupe d’entraide. Ce support social des parents mènera tous les parents à diminuer le nombre de journée de congé à prendre (tellement moins de stress!), et augmentera la cohésion des enfants du quartier. Quel plan B!

Ou encore, aidez quelqu’un à transporter ses sacs ou à traverser la rue. Les remerciements vous remonteront le moral.


Contactez-nous

© 2008-2010 Hôpital Louis-H. Lafontaine|Tous droits réservés|Notes légales|Crédits