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Victimes d'actes criminels

Les victimes d’actes criminels avec violence

Parmi les événements traumatiques auxquels la population peut être exposée, les crimes violents figurent parmi les plus fréquents. Au Canada, il y a un peu plus de 100 actes criminels violents pour chaque tranche de 1000 habitants.
À Montréal seulement, c’est près de 24 000 crimes contre la personne (homicides, tentatives de meurtre, voies de fait, agressions sexuelles, vols qualifiés) qui ont été rapportés à la police au cours de l’année 2007. Le nombre réel de crimes contre la personne est probablement plus élevé puisqu’on estime qu’il n’y a qu’un tiers des crimes qui sont rapportés à la police.


Qu’est-ce qu’un acte criminel avec violence?

Les victimes d’un acte criminel avec violence regroupent les personnes qui ont été la cible d’une voie de fait, d’une agression sexuelle, d’un vol qualifié, d’une tentative de meurtre de même que les témoins de tels actes ou d’un meurtre.


Vrai ou Faux ?

1. Un acte criminel est toujours commis par un inconnu.

FAUX. Dans la majorité des cas, l’agresseur est connu de sa victime (ami, voisin, conjoint, collègue de travail, connaissance, etc). Néanmoins, certains actes peuvent être perpétrés par des inconnus.

2. Un agresseur se sert habituellement d’une arme pour commettre un acte criminel violent.

FAUX. Environ sept actes criminels violents sur dix sont commis sans arme.

3. Il y a autant d’hommes que de femmes qui sont victimes d’actes criminels violents.

VRAI. En général, les statistiques démontrent qu’il y a autant d’hommes que de femmes qui sont victimes d’actes criminels. Par contre, les hommes sont plus fréquemment victimes de voies de fait et de vols qualifiés tandis que les femmes sont plus souvent victimes d’agressions sexuelles.

4. Un acte criminel avec violence entraîne toujours des blessures physiques

FAUX. Environ un événement sur quatre entraîne des blessures physiques. Parmi ceux-ci, environ un quart nécessite des soins médicaux.


Quel peut être l’impact psychologique et social d’un acte criminel?

Après qu’une personne ait été confrontée à un événement horrifiant ou qui représente une menace à sa vie ou à son intégrité physique, il peut arriver qu’elle se sente dépassée et que ses mécanismes d’adaptation habituels ne soient plus efficaces. La façon dont la personne perçoit le monde qui l’entoure peut être changée de façon temporaire ou permanente.

Dans près de 80% des cas, ce type d’événement va provoquer une réaction émotionnelle chez les victimes. Les actes criminels ont un impact important sur leur santé psychologique et peuvent entraîner le développement de plusieurs symptômes dépressifs et anxieux. Les réactions anxieuses et dépressives des victimes d’actes criminels sont généralement plus intenses que celles des personnes qui vivent d’autres types de traumas (ex. accident de la route ou de travail).


Conséquences psychologiques possibles

  • Anxiété
  • Dépression
  • Différents sentiments
    - Colère
    - Méfiance
    - Culpabilité
    - Honte
    - Impuissance
  • Diminution de la capacité à réfléchir
  • Indécision
  • Idées suicidaires

Conséquences sociales possibles

  • Isolement
  • Irritabilité/agressivité envers l’entourage
  • Incapacité à rester seul
  • Peur de sortir
  • Méfiance
  • Impression d’être incompris

Qu’est-ce qu’un état de stress aigu?

Dans les semaines qui suivent l’acte criminel, environ 1 personne sur 3 vivra un état de stress aigu. Les principales manifestations d’un état de stress aigu sont les suivantes :

  • L’impression de revivre l’événement : rêves, cauchemars, flashbacks, pensées ou images de l’événement qui reviennent à l’esprit ;
  • Le désir d’éviter tout ce qui peut être associé à l’événement : endroits, choses, personnes ;
  • Des réactions fortes d’anxiété : difficultés de sommeil, irritabilité, difficulté à se concentrer, impression d’être en état d’alerte, sursauts fréquents.

Comment reconstruire sa vie après avoir été victime d’un acte criminel ?

Bien des personnes victimes d’un acte criminel voudraient oublier l’événement. Il est impossible d’oublier l’événement, mais il est possible d’apprendre à vivre avec le souvenir de l’événement.

Projet de recherche

Le CÉT mène présentement une étude, subventionnée par les Instituts de recherche en santé du Canada, sur l’impact psychologique et social de la victimisation criminelle avec violence. Les données recueillies pourront nous aider à augmenter l’efficacité des interventions offertes à ces personnes.

Les critères de participation
• Être âgé de 18 ans et plus
• Avoir été victime d’un acte criminel dans les 20 jours précédents
• Être en mesure de s’exprimer en français ou en anglais
• Ne pas souffrir d’un trouble psychotique
• Ne pas souffrir d’un trouble bipolaire

Avantages reliés à la participation
• Indemnité compensatoire de 20 à 60$
• Possibilités de bénéficier d’avantages psychologiques
• Amélioration des connaissances scientifiques et des traitements ultérieurs

Renseignements
Emilie Jetté, M. Ps.
Psychologue et coordonnatrice du projet
514 251-4000, poste 3734

Liens utiles :

Association Québécoise Plaidoyer-Victime : http://www.aqpv.ca/

Indemnisation aux victimes d’actes criminels : http://www.ivac.qc.ca/accueil.asp

Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) : http://www.cavac.qc.ca/

Ordre des psychologues du Québec : http://www.ordrepsy.qc.ca/

Tel-Aide : http://www.telaide.org/

Suicide Action Montréal : http://www.suicideactionmontreal.org/

Violence conjugale : http://www.violenceconjugale.gouv.qc.ca/

SOS violence conjugale : http://www.sosviolenceconjugale.ca/

Regroupement provincial des maisons d’hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale : http://www.maisons-femmes.qc.ca/

Fédération de ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec : http://www.fede.qc.ca/

Regroupement québécois des CALACS (Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel) : http://www.rqcalacs.qc.ca/

 

Impact psychologique
et social de la
victimisation criminelle
avec violence


Brochure

 

 

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