Faire une différence
15 juin 2009
La communauté des affaires montréalaise réunie pour soutenir la cause des maladies mentales.
Le jeudi 28 mai dernier, se tenait, dans la ruelle des fortifications du Centre de commerce mondial de Montréal, la quatrième soirée gastronomique de la Fondation de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine sous le thème « Partez avec nous…sur le chemin de l'Espagne ».
Sous la présidence d'honneur pour une quatrième année consécutive de Pierre Miron, premier vice-président, Systèmes d’entreprise et Gestion de la livraison à la Banque Nationale Groupe financier et pour la première fois de Jean Guay, premier vice-président, Assurances collectives à la Standard Life, cet événement a permis d'amasser plus de 72 000$.
Lors de leur allocution de bienvenue, les co-présidents ont tenu à remercier les 264 personnes présentes, qui malgré le contexte économique, demeurent fidèles et sensibles aux réalités des gens atteints d'un problème de santé mentale. Pierre Miron, a profité de l’occasion pour rappeler à quel point les préjugés et les tabous qui perdurent au sein de notre société nuisent au rétablissement des personnes qui sont atteintes d’un trouble de santé mentale. « Je vous invite donc tous […] à poser un geste d’empathie à l’égard de personnes de votre entourage qui présentent une grande détresse en les encourageant à consulter. […] Ainsi, nous contribuerons à diminuer la misère de milliers de personnes qui luttent contre la maladie et qui doivent se battre pour faire reconnaitre leurs droits, leur valeur et dignité humaine. » Jean Guay, pour sa part, a profité de cette tribune pour sensibiliser l’auditoire à la nécessité de soutenir la cause de la santé mentale en leur rappelant que « les coûts d’invalidité représentent entre 4 et 12 % des coûts salariaux au Canada. Les demandes de règlement liées à la maladie mentale ont maintenant devancé celles liées aux maladies cardiovasculaires pour devenir la catégorie des coûts d’invalidité qui augmente le plus rapidement au Canada. Il y a urgence d’agir! »
Dans le cadre de cette soirée, Carole Duclos, une mère de famille qui a été confrontée aux conséquences tragiques de la maladie mentale, est venue livrer un émouvant témoignage sur son expérience de vie et celle de sa famille. Son fils Jessie s’est enlevé la vie le 23 janvier 2007, après avoir combattu une dépendance à la toxicomanie et une maladie mentale pendant plusieurs années. « La drogue nous a amputé un de nos membres et nous ne serons plus jamais pareils. La toxicomanie, avec certains problèmes de santé mentale, est une maladie sournoise et puissante en croissance. Il faut trouver une façon de l’arrêter avant qu’elle ne devienne une épidémie. » En mémoire de leur fils, madame Duclos, son mari Gilles et leur fille Catherine ont créé le Fonds Jessie Hébert afin de contribuer concrètement au financement de la recherche sur la toxicomanie et le suicide. « C’est dans la recherche que réside l’espoir de trouver de nouveaux traitements, d’améliorer les interventions et finalement de garder l’espoir d’aider ceux qui, aujourd’hui, vivent la même détresse qu’a connu mon fils Jessie. »
Ainsi, la famille de Jessie a profité de cette soirée pour souligner le travail de Stéphane Potvin, chercheur au Centre de recherche Fernand-Seguin de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine, qui s'intéresse aux liens entre les maladies mentales et la toxicomanie. Ils lui ont remis la bourse Jessie-Hébert, d’un montant de 10 000$, afin de soutenir ses travaux. Suite au témoignage de madame Duclos, François Castonguay, président du Conseil d'administration de la Fondation de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine et président et chef de la direction d'Uniprix, a offert, au nom de son entreprise, un don de 2500$ au Fonds Jessie-Hébert.
Pour clore cet événement, Marie-Chantal Toupin a offert aux convives un concert intime, où l’émotion et la sensibilité étaient au rendez-vous.
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