Heureusement, ça n'arrive rien qu’une fois par année!
14 décembre 2011
Enfants, le calendrier de l’avent nous offrait un chocolat par jour, question de nous aider à patienter dans l’effervescence et la frénésie du temps des Fêtes.
Adultes, cette période demeure frénétique, mais la magie de Noël s’accompagne du stress de terminer ses cadeaux à temps, de choisir les bonnes recettes (et de les réussir!) et de conjuguer tous les partys de bureau de Noël.
Ce qui est, pour la majorité d’entre nous, un tourbillon de festivités plutôt agréable, prend, pour près de 5% de la population, l’allure d’un cauchemar où incertitude, anxiété et imprévus forment un mélange explosif!
Si la Bolduc disait du temps des Fêtes que «c’est l’bon temps d’en profiter», les personnes atteintes d'anxiété généralisée (TAG) ou souffrant de trouble panique avec agoraphobie (TAP), elles, se consolent en se disant, qu’heureusement, «ça n'arrive rien qu’une fois par année!»
Une équipe de chercheurs associés à une étude sur les TAG et les TAP désire profiter du temps des Fêtes pour sensibiliser la population à la détresse que peuvent vivre les personnes aux prises avec ces troubles de santé mentale.
Anxiété généralisée (TAG)
Problème de santé mentale très répandu qui touche entre 4% à 5,1% de la population générale, il se caractérise par la présence de soucis persistants et excessifs au sujet d'événements ou d'activités de la vie courante :
Les personnes aux prises avec un TAG ne tolèrent pas les imprévus et l'incertitude. Ainsi, une panne d'électricité ou une dinde brûlée le soir du réveillon pourrait ruiner leur soirée et surtout les mettre dans un état anxieux extrême.
André Marchand, chercheur au Centre de recherche Fernand-Seguin
Trouble panique avec agoraphobie (TPA)
Il se caractérise par la manifestation inattendue de crises aigües d'angoisse et de terreur accompagnées de symptômes physiques très intenses comme des palpitations cardiaques, des tremblements ou des douleurs thoraciques.
L’agoraphobie, pour sa part, se caractérise par la peur, l'évitement et la fuite d'un certain nombre d'endroits et de situations d'où la personne pense qu'il serait difficile ou embarrassant de s'échapper. La période des Fêtes est un moment qui peut être très désagréable pour les gens atteints d'un trouble panique avec agoraphobie :
Plusieurs vont se priver de voir leur famille et leurs amis puisqu'ils évitent de sortir de crainte d'avoir une attaque en public ou d'être coincés dans un endroit où il serait difficile d'avoir du secours. Ainsi, les personnes atteintes de trouble panique avec agoraphobie se retrouvent rarement dans les soirées festives où la maison est remplie d'invités ou dans les centres commerciaux le jour du Boxing Day.
Frédéric Langlois, chercheur au Centre de recherche Fernand-Seguin
Projet de recherche en cours
Une étude qui vise à favoriser une meilleure adhérence au traitement et à diminuer l'intensité des symptômes associés au TAG et au TAP est présentement en cours à travers le Québec.
L’objectif de l'étude consiste à évaluer l’efficacité d’une intervention psychologique pour ceux qui sont à la fois aux prises avec un trouble panique avec agoraphobie (TPA) et un trouble d’anxiété généralisée (TAG). Les individus désirant participer au projet peuvent recevoir des traitements dans différentes villes au Québec : Montréal (Institut Douglas, Hôpital Louis-H Lafontaine et UQAM), Sherbrooke, Trois-Rivières et Gatineau.
Tout savoir sur l'étude attaquesdepaniqueetinquietudes.com
Dans les médias
Écoutez et lisez les entrevues de nos spécialistes :
Catherine Dion
Agente d'information - relations médias
Hôpital Louis-H. Lafontaine
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