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Les personnes atteintes de schizophrénie vivent mieux qu'on le croit

20 avril 2011

Il est possible de bien vivre malgré la schizophrénie, comme le montre cette récente recherche.

En effet, Dre Amal Abdel-Baki, psychiatre à la Clinique JAP du CHUM et professeure au Département de psychiatrie de l'Université de Montréal, a rassemblé les données relatives à 142 patients admis pour un premier épisode de schizophrénie à l'Hôpital Louis-H. Lafontaine en 1983. Elle a par la suite suivi leur parcours jusqu'en 1999. Cette étude a été réalisée en collaboration avec Dr Luc Nicole, psychiatre et chef médical de la Clinique des premiers épisodes psychotiques, Dr Pierre Lalonde, psychiatre au Programme des troubles psychotiques et Dr Alain Lesage, psychiatre et chercheur au Centre de recherche Fernand-Seguin de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine.

Au terme de l'étude, 15% des patients toujours vivants ne recouraient à aucune aide médicale et 25% ne prenaient pas d'antipsychotiques. Environ un cinquième de la cohorte a réussi à demeurer sur le marché du travail. Presque le quart des sujets vivaient seuls, de façon autonome, et le tiers habitaient avec leur famille.  Bref, la majorité des sujets ayant été victimes d'une première crise de schizophrénie ont vu leur situation évoluer de manière favorable. Malheureusement, 10 patients de l'étude se sont enlevé la vie.

Plusieurs facteurs peuvent assurer un avenir plus heureux aux patients. Les sujets qui, à la première admission, étaient âgés de 35 ans et plus, étaient mariés et de sexe féminin et possédaient une plus grande autonomie résidentielle s'en sortaient généralement mieux que les autres.

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Source: Journal Forum de l'Université de Montréal


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