Quand le cœur fait à sa tête
06 mai 2010
Journée scientifique sur les interactions cœur-cerveau en santé mentale
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MONTRÉAL, le mercredi 5 mai 2010 – Quand quelqu’un a une peine d’amour : on dit qu’il a le cœur brisé… alors qu’on sait bien que tout ça se passe dans la tête! Face à un stress important, on suggère de se changer les idées… et cela même si c’est le cœur qui palpite! Cœur et cerveau : un mélange confus de pouvoir, d’influence et d’interdépendance…
Au-delà des croyances populaires sur cette relation mystérieuse, il y a les assises scientifiques qui, graduellement, réussissent à démontrer que le lien entre cœur et cerveau est, probablement, beaucoup plus étroit qu’on ne le croit.
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Hommes et femmes de cœur et de tête se réuniront, le vendredi 7 mai, à l'Hôpital Louis-H. Lafontaine dans le cadre du colloque « Quand le cœur fait à sa tête : les interactions cœur-cerveau en santé mentale. » Des experts du Centre de recherche Fernand-Seguin de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine et de l'Institut de Cardiologie de Montréal y présenteront les plus récents résultats concernant cette mystérieuse relation entre la cardiologie et la psychiatrie.
Cette journée sera, entre autres, l’occasion pour Sonia Lupien, directrice scientifique et directrice du Centre d’études sur le stress humain du Centre de recherche Fernand-Seguin de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine et chercheure en neurosciences, et pour le Dr François Lespérance, chef du département de psychiatrie du CHUM et chercheur associé à l'Institut de Cardiologie de Montréal, de conscientiser leurs collègues sur l’importance d’une plus étroite collaboration entre les deux disciplines.
« Cette activité scientifique vise, tout d’abord, à comprendre ces interactions complexes et à réunir des spécialistes provenant de la psychologie clinique, de la cardiologie, de la psychiatrie et de la pharmacologie, dans le but d’établir les premiers ponts de collaborations entre la cardiologie et la psychiatrie, » affirme Sonia Lupien. « Ultimement, nous souhaitons que les liens tissés aujourd’hui permettent la mise sur pied de nouveaux projets de recherche alliant le domaine des neurosciences de la santé mentale et de la cardiologie.»
« Les données épidémiologiques démontrant l'impact négatif de la dépression sur la mortalité cardiovasculaire sont bien connues. Il est toutefois essentiel que les chercheurs partagent leurs connaissances sur les liens biologiques complexes reliant les troubles émotionnels et les troubles cardiaques pour trouver de nouvelles avenues de recherche et découvrir de nouveaux traitements prometteurs, » explique le Dr François Lespérance, qui est aussi vice-doyen adjoint à la recherche clinique à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal. « Il est aussi démontré que des modifications, dans un seul système, risquent d’avoir un impact important sur l’autre avec, parfois, de graves conséquences pathologiques. En ce sens, la compréhension des troubles somatiques doit passer par l’union des domaines de la psychiatrie et de la cardiologie. »
Au cours de cette journée, les participants pourront en apprendre davantage sur les liens entre les maladies coronariennes et la détresse psychologique, l'implication des émotions et l'importance du soutien des proches dans le traitement des maladies cardiaques, ainsi que sur les sources du syndrome métabolique dans la schizophrénie
« Quand le cœur fait à sa tête » sera une journée riche en apprentissages et en partage qui permettra, à des disciplines bien éloignées, d’établir les bases d’une collaboration dans l’unique but de favoriser le traitement et le rétablissement de personnes aux prises avec des problèmes de santé.
Pour paraphraser Pascal : si « Le cœur à ses raisons que la raison ne connait pas », la journée du 7 mai permettra, sans doute, de démontrer que les raisons du cœur ne sont peut-être pas étrangères … à la raison elle-même!
Catherine Dion
Service des communications
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